jeudi, 26 juillet 2007

Yin Yang

La fenêtre est ouverte, j'écoute les cris des oiseaux de nuit et le vent dans les arbres. Tu t'es vite endormie après et je regarde la courbe de tes hanches et de ta taille sous la lumière de la nuit. Un vent frais remue les rideaux blancs et brasse, dans la chambre, nos odeurs. Depuis quelques mois l'envie de se toucher, de se caresser, de jouir, d'être ensemble est insatiable et constante. Nous trouvons dans nos ébats une énergie bienfaisante qui nous permet de vivre et d'appréhender le quotidien différemment. La vie de la maison est agréable, détendue, joyeuse et bien que nos conditions matérielles restent difficiles nous vivons notre quotidien et envisageons l'avenir avec bonheur. Je ressens en moi une énergie masculine qui me donne envie d'aller vers toi, de te  prendre, de te combler, de te protéger et de t'aimer. Ton énergie féminine  t'illumine comme jamais et nous irradie tous. Nous nous complétons. Ce soir au moment où tu préparais le repas je suis passé plusieurs fois derrière toi pour préparer la table, je t'ai frôlée et ces frôlements nous ont fait frissonner. Nous nous regardons de temps en temps et nous nous sourions avec dans la tête les mêmes idées et les mêmes envies. Ma fille nous regarde en riant et nous trouve "graves". Nous avons déjà vécu de nombreuses fois ce genre de moments mais le quotidien, la fatigue, le travail, nos négligences nous empêchaient de les prolonger et nous éloignaient l'un de l'autre mais cette fois c'est différent,  "toi et moi il ne faut surtout pas qu'on se perde". (Quotidien 26 Juillet 2007)  

vendredi, 20 juillet 2007

Ensemble.

Il est tard, nous parlons assis tous les deux sur le banc dans la cour. Le chien vient à ta rencontre. Il saute sur tes genoux et trouve une place sur toi. Il pose la tête sur ton épaule et se détend immédiatement en poussant un long soupir. Les oiseaux de nuits crient et commencent leur chasse pendant que les chats aux aguets les regardent planer. Nous parlons. La télé est restée allumée. Ma fille va se coucher elle nous fait un coucou depuis sa chambre avant de fermer ses volets. Les vacances avancent doucement. Nous vivons  les journées une par une dans le plaisir d'être ensemble, de partager des moments et de poursuivre notre histoire.(Qotidient 12 Juillet 2007)

mardi, 29 mai 2007

Il pleut.

C'est une soirée pluvieuse et triste. Les enfants sont couchés depuis longtemps et tu n'es toujours pas rentrée. J'ai fait la vaisselle, rangé les assiettes, les verres et nettoyé la gazinière. Tu ne rentres pas et je commence à m'inquiéter. Je n'aime pas quand tu es dehors avec la voiture et qu'il pleut. Une réunion pour le travail. Il est vraiment tard beaucoup trop tard pour une simple réunion de travail. Je suis inquiet. Je n'arrive pas à regarder la télé. Je prends un livre et le repose aussitôt sans réussir à lire. Je me couche et n'arrive pas à dormir. Il faut que je pense à gonfler le vélo de la petite dès demain. (Reims extrait carnet du 12 Avril 1995)

jeudi, 01 février 2007

Seul devant la télé.

Nous sommes côte à côte assis sur le canapé rouge face à la télé allumée que nous ne regardons pas. Nous sommes chacun dans nos pensées loin l'un de l'autre et seuls devant la télé.

(Montpellier Carnet extrait du 20 Mars 1996)

lundi, 18 décembre 2006

Un autre Noël.

Ma femme va bien, on se caresse on se regarde, on se touche, on fait l'amour. Nous avons plaisir à être ensemble, et à faire des choses ensemble. Il serait bien de garder cela. Les enfants sont calmes et heureux. Noël approche nous n'avons pas encore acheté les cadeaux. Cette après midi nous avons marché sur la plage, un soleil, une lumière incroyable. La famille de ma femme sera là pour noël, j'en suis vraiment heureux, je sais que ce sera bien. 

(Montpellier Carnet 18 Décembre 2002)

mardi, 12 décembre 2006

Jouissance.

Dans la journée nous faisons l'amour. Elle m'enveloppe de ses bras. Je m'allonge sur elle et je la respire. Je goûte son sexe, ses aisselles et ses seins. Elle fouille ma bouche avec ses doigts. Je bande et me retiens de jouir trop vite en serrant mon sexe brûlant dans ma main. Je lui demande de se mettre sur le ventre. Je regarde ses fesses, son dos et ses épaules. Je la prends au plus profond que je puisse. Elle pousse ses reins contre mon ventre et nous jouissons dans un éclat de rire.

(Montpellier Carnet 9 Mai 2001)  

lundi, 02 octobre 2006

Après l'amour.

Je soulève doucement ton bras posé sur ma poitrine et je me glisse hors du lit sans te réveiller. J'enfile un Tshirt et mon slip. Je te regarde avant de sortir de la chambre. Tu dors tranquillement et je ramène le drap sur toi pour pas que tu aies froid. Le chat vient se blottir immédiatement contre toi. Je vais  aux toilettes puis je descends dans le salon. Il fait un peu froid. Je reste debout face à la fenêtre. Je regarde la cime des arbres qui se balancent doucement. Les bruits et les images de la ville sont lointains. J'ai encore l'odeur de tes seins et de ton sexe sur moi. Je suis rempli d'une énergie qui circule dans mes veines et mes muscles. C'est comme si tu étais encore avec moi ou en moi. J'ai l'impression de flotter. Je suis comblé. C'est comme si nous nous étions trop donné et qu'il n'était plus possible de se toucher, ni de se frôler, ni de se sentir. J'ai besoin d'une séparation et d'un moment de solitude après l'amour. ( Carnet Reims le 30 Janvier 1996)

vendredi, 01 septembre 2006

La crise.

C'est insupportable. Nous sommes transparents l'un pour l'autre. Elle ne m'adresse plus aucun regard et moi non plus. Je la croise dans la cuisine elle tourne la tête. Je regarde la télé, je choisis une place loin d'elle. Nous faisons chambre à part. Elle est dans notre chambre, je suis dans la salon. Je me couche il est trois heures du matin. Je regarde n'importe quoi à la télé. Je surf sur des sites pornos. Tout est douloureux et dangereux. C'est une guerre, nous sommes chacun dans notre camp. Nous faisons les choses essentielles du quotidien la maison, les enfants, le travail. Il faut bien vivre et continuer. C’est la méthode que nous avons trouvé pour continuer à avancer sans nous écrouler. Comment et quand allons nous sortir de cette crise?

( Montpellier Carnet du 15 Mai 2006 )

vendredi, 11 août 2006

Transparence

De nouveau nous sommes chacun de notre coté à nous observer et à attendre, une parole, un geste de l'autre. Je ne sais plus comment cela a commencé. Je sais que c'est de ma faute. Encore une fois j'ai manqué de parole, j'ai menti, j'ai trompé. C'était pourtant simple de dire la vérité, l'honnêteté aurait apporté le pardon. C'est certain. Je ne l'ai pas compris. C'est comme ça je ne suis pas prêt. Nous parlons mais les mots possèdent des significations tellement différentes. De nouveau je me couche le plus tard possible et j'attends qu'elle dorme pour m'allonger près d'elle. Nous sommes chacun de notre coté certainement malheureux de ne plus se toucher. Le matin nous nous croisons sans parler ou si peu. Nous laissons la maison vide et la retrouvons le soir identique. C'est quoi ce besoin de transparence qu'ont les femmes? (Reims Carnet du 28 Juillet 1995)

jeudi, 22 juin 2006

Je t'attends.

Je suis au lit. Je suis propre et je sens bon. Je t'attends, j'ai envie de faire l'amour. Vient vite me rejoindre. Tu prends ta douche. J'écoute l'eau éclabousser le carrelage et ton corps. Tu fermes les robinets. Plus un bruit. Tu t'essuies. Je n'en peu plus de t'attendre. Je bande. Tu sors de la salle de bain une serviette autour de ta poitrine et tu traverses la chambre en marchant sur le pointe des pieds. Tu laisses des traces d'eau sur le parquet. Tu ne me regardes pas. Tu le fais exprès. Tu vas dans la cuisine. J'entends la porte du frigo. Tu manges un yaourt. Mon dieu comme tu es longue. Ton parfum est encore dans la chambre.

Que fais-tu? Viens vite!!!

(Reims.Extrait du carnet du 12 septembre 1983)